APOLLO 11 (2011)

« Back to works

série: APOLLO 11 (2011)

Totalement fasciné, en 1969, par la marche sur la lune de l’équipe d’Apollo 11, il me reste gravé en mémoire l’image de ces semelles de “Moon Boots” imprimées sur la surface poudreuse. Quel choc visuel que cette rencontre cosmique entre des pas humains avec un sol mythique !
Plus de quarante ans après, me voilà à rejouer la scène dans un bac à sable avec de la poudre de plâtre et des godasses ramenées de  chez Emmaüs. Ayant toujours été attiré par le concept de l’empreinte (qui est pour moi une cousine directe de la photographie analogique), je trouvais ici un sujet de réunion pour ces deux moyens de reproduction.
Mes souvenirs télévisuels me poussaient vers une image hyper saturée de lumière, à la limite du blanc pur, ce qui me fit choisir le plâtre pour recevoir la trace de l’impact des chaussures que je jetais violemment sur la poudre blanche finement tamisée et tassée.
Hélas, le blanc sur blanc en photographie a des limites (Malevitch se serait arraché les cheveux), de plus, un volume ne peut se décalquer entièrement sur une surface (Mercator cherche encore dans sa tombe), aussi mes ” Apollo 11” ne sont-ils que des approximations laborieuses au service d’une mémoire lointaine.
Faut bien rêver …

4 éléments 50 x 50 cm. Épreuves au chlorobromure d’argent.

Completely entranced , in 1969, by the Apollo 11 team walking on the moon, the image of the imprint of the “Moon Boots” soles on the powdery surface stayed printed on my mind. Such a visual shock, this cosmic encounter between human footsteps and a mythical soil.
More than forty years on here I am playing out the same scene in a sand pit with plaster powder, and boots brought back from Emmaüs. Having always been attracted by the concept of an imprint (which I consider the direct cousin of analogical photography), I found here a subject allowing both methods of reproduction to be reunited. My recollections of the television pictures pushed me towards an image hyper-saturated with light, to the limit of pure white, which is why I chose plaster to catch the trace of the impact of these boots which I flung violently onto the white powder which was sieved finely and compressed. Alas, white on white has its limits in photography (Malevitch would have torn out his hair), and moreover a volume cannot transfer itself entirely to a surface (Mercator is still working on it in his grave), so my “Apollo 11″ are just arduous approximations in the service of a distant memory.
We need to dream …

 4 elements 50 x 50 cms. Silver chlorobromide prints.