ASTÈROÏDES (1999)

« Back to works

série: Les ASTEROÏDES (1999)

Lorsque l’on dépose une goutte d’eau sur une plaque de verre, on ne discerne pas grand-chose. Mais si on éclaire la plaque, par au-dessus, et que l’on observe son ombre sur une feuille de papier, on est surpris de découvrir, très lisible, la présence de la goutte d’eau avec tous les délicats contrastes provenant des infimes variations d’épaisseurs transparentes. J’ai ainsi réalisé qu’il était possible de transformer, traduire, les minis- modulations de reliefs inscrites dans une matière transparente, en des modulations de lumières. Il suffisait de glisser cette surface transparente dans le tiroir d’un agrandisseur pour obtenir, par projection, toutes les informations lumineuses provenant des reliefs de cette surface. Je créais ainsi le premier négatif totalement transparent et néanmoins utilisable !
Pour les ” ASTEROÏDES “, j’ai coulé de la résine transparente sur quelques CD (sur sa face imprimée, avec son mini-relief de la sérigraphie). Une fois celle-ci séchée et décollée du support j’obtenais une magnifique empreinte cristalline qu’il me suffisait de placer dans l’agrandisseur….
Et de voir apparaître, en projection, une myriade d’informations somptueuses additionnant les reliefs de la sérigraphie imprimée sur le disque et les multiples bulles, vaguelettes et accidents de manipulation inscrits sur la résine. La suite est l’exécution d’un tirage bien ordinaire… Le grand format de l’image (1m. x 1m.), confère au sujet un étrange aspect de disque de glace ou de planète dans la nuit. C’est sans doute la raison de mon choix du titre pour cette série, mais si l’on se souvient que Pythagore et ses contemporains pensaient que les planètes, en tournant autour de la Terre, produisaient une sorte de bourdonnement musical et que tout le système solaire composait une symphonie divine, je m’amuse à considérer qu’avec mes astéroïdes ” Beatles” , ” Beethoven ” et autres, j’en apporte la preuve…

5 éléments 100 x 100 cm. Empreintes via résine transparente. Epreuves au Chlorobromure d’argent et virage . Marouflés sur aluminium.

If you simply let a drop of water fall on a sheet of glass you will not see much. But if you light the glass from underneath and observe its shadow on a sheet of paper, you will be surprised to discover the very visible presence of the drop of water, with a myriad of delicate contrasts coming from the slightest variations in thickness of its transparency. In this way, I realised that it was possible to transform, translate, the minute modulation of relief inscribed in a transparent matrix into modulations of light. all I had to do was to slide the transparent surface into the drawer of an enlarger to obtain, by projection, all possible details in light of the relief on the surface. I thus created the first totally transparent, but nonetheless usable, negative! For the Astéroïdes, I poured transparent resin onto some CD (the side with screen-printed mini-relief ). Once that had dried, I peeled it off  and obtained a magnificent crystalline print that I just needed to put in the enlarger… What you would see appear, when projected, was a wealth of sumptuous information, the sum of the screen-printed relief from the disk and the multiple bubbles, wavelets and accidental faults due to my handling of the resin. All that was necessary thereafter was quite ordinary printing …
The large format of the image (1m. x 1m.), gives the subject the strange appearance of a disk of ice or planets in the night. This was no doubt the reason for my choice of title for the series, but if you remember that Pythagoras and his contemporaries thought that the planets produced a kind of musical humming as they spun round the Earth, it amuses me to think that with my “Beatles” , “Beethoven” and other asteroids, I am proving them right…

 5 elements 100 x 100 cm. Transparent resin prints. Silver chlorobromide prints with toning.