VERROTERIES (2009)

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série: Les VERROTERIES (2009)

Le résultat final de ce travail est plutôt décevant si on le compare à la complexité de sa mise en œuvre et à la magnificence de sa phase lumineuse que l’on ne perçoit pas sur l’image.
Je m’explique: Il faut tout d’abord dénicher en brocante des gravures très fines représentant des éléments d’anatomie. Ces petites  gravures de quelques centimètres carrés sont photographiées puis agrandies au format d’environ 10 x 10 cm. Ces agrandissements sont ensuite utilisés pour insoler, par contact, une plaque de verre enduite de gélatine mélangée avec du bichromate de potassium, puis séchée. Le bichromate ayant la particularité de tanner la gélatine en proportion de la lumière reçue, il faut concevoir qu’après insolation, si on plonge la vitre gélatinée dans l’eau, la gélatine gonflera dans les zones protégées de la lumière (les noirs de l’image, donc les traits de la gravure) et, au contraire, restera mince dans les zones fortement insolées (les blancs de l’image). Le verre portera donc une image transparente et en relief de notre gravure. Ayant appris avec la série “Les Astéroïdes” qu’un motif en relief transparent pouvait, sous un éclairage, faire apparaître des projections magnifiques, j’ai donc placé mes gravures gélatinées dans le tiroir de l’agrandisseur pour enregistrer ces lumières sur du papier photographique. Sous l’agrandisseur, cette projection lumineuse du relief était magnifique mais, hélas, cet éclat a perdu pas mal de sa splendeur dans le tirage photographique proprement dit. Demeurent ces étranges images, mi gravures, mi verroteries, avec cette sensation d’être passé à côté de quelque chose d’important. Demeure donc aussi le désir de retravailler cette technique, plus tard, mais avec d’autres approches. L’avenir le dira…

4 éléments 50 x 50 cm.  Tirages via agrandissement de gélatine bichromatée insolée et humidifiée. Épreuves au chlorobromure d’argent avec virage.

The final result of this work is somewhat disappointing if compared with the complex preparation and the magnificence of the luminous phase which fails to appear on the final image …
Let me explain : First unearth, in a second-hand shop, very fine engravings representing anatomical elements. Then enlarge these tiny engravings only a few square centimeters in size to about 10 x 10 cms. These enlargements are used for contact exposure on a sheet of glass which has been coated in a mixture of gelatine and potassium bichromate and then dried. The property of the bichromate is to tan the gelatine according to the amount of light received; you must realize that after exposure, if the sheet of gelatine-coated glass is plunged into water, the gelatine will swell in those areas protected from the light (the dark zones of the image, the engraved lines) but on the contrary will remain a thin covering on those parts which are strongly exposed (the light areas of the image). The glass will thus provide a transparent image of our engraving, but thrown into relief. Having learned with the series “Les Astéroïdes” that, under lighting, a transparent image in relief will make magnificent projections, I placed my gelatined engravings in the drawer of my enlarger in order to record such light on photographic paper.
Under the enlarger, the luminous projection in relief was indeed magnificent, but alas, the splendour of its brightness was mostly lost in the printing itself. However these strange images are still there, part engravings, part glass-ware, leaving me with the feeling that I have side-stepped something important. Still there too, is the desire to work on this technique again, at a later date, with different approaches. The future will tell …

4 elements 50 x 50 cms. Proofs via enlargement of bichromated gelatine exposed and moistened. Silver chlorobromide prints with toning.